De l’huile de palme dans les savons ? Naturellement... !

La recette de nos savons est composée de 7 huiles et beurres bio, dont l’huile de palme. Cette dernière a souvent mauvaise réputation et elle rebute des consommateurs. Il nous semble cohérent de vous expliquer les raisons de sa présence dans nos savons et pourquoi elle n’est en rien anti-écologique selon sa provenance.

 

  • Pourquoi Saponisphère élabore sa recette avec cette huile ?

Parce qu’elle remplace avantageusement les graisses animales dans nos formules 100% végétales en apportant de la dureté, de la tenue et une meilleure conservation sans faire usage de produits chimiques. Elle est un indispensable de la savonnerie lors de la constitution d’une recette végane équilibrée. L'huile de palme contenue dans les savons est bénéfique à l'épiderme en usage cosmétique, au contraire de son usage dans l'industrie agro-alimentaire lorsqu’elle est hydrogénée, posant alors problème en raison des graisses trans qu'elle engendre.

 

  • En quoi, sélectionnée avec soin, elle n’est pas plus néfaste pour notre planète :

Saponisphère n’a pas fait le choix de cette huile pour des raisons financières, en effet nous avons sélectionné une huile de palme bio certifiée RSPO, répondant à des normes conseillées et approuvées par le WWF, et permettant de limiter l’impact de la culture sur l’environnement, dans le respect des populations locales et de la biodiversité. Les plans de palmiers sont situés sur des zones qui n'ont pas été déboisées. Son coût est bien plus important qu'une huile de palme conventionnelle, il est équivalent au coût de l’huile de colza bio ou de coco bio.

Cette huile de palme provient de Colombie ou du Brésil, elle est bio et les agriculteurs sont payés au juste prix et ne sont pas exploités. Il est important de soutenir une agriculture à dimension humaine et l'idée que nous participons à la lutte contre l'exploitation abusive des forêts et des personnes nous semble noble.

Malheureusement, l'huile de palme est victime de sa réputation (à juste titre d'ailleurs vu la catastrophe écologique en Indonésie) et pour beaucoup de gens elle est synonyme de destruction de l'environnement, mais il faut faire la différence entre l'huile de palme industrielle produite par des multinationales saccageant sans vergogne l'environnement et l'huile de palme produite par des villages entiers, de façon écologique et éco-responsable.

La problématique est exactement la même que pour les autres produits agricoles. On peut trouver sur nos étales des tomates bien rouges en plein hiver, produites sous d’immenses serres chauffées à grand coup de watts et de litres de gaz, et souvent dopées à haute dose d’engrais : faut-il bannir les tomates et ne plus en manger aucune ? Non, juste faire une sélection intelligente et responsable en s’assurant de leur provenance. C’est exactement la même chose pour l’huile de palme !

Dommage pour ceux qui travaillent dans le respect de leur écosystème. Nous espérons qu'ils pourront être soutenus par d'autres entreprises telle que la nôtre, c'est en effet un cercle vicieux pour ces agriculteurs.
Les consommateurs orientés vers les produits bio et éthiques refusent souvent cet ingrédient dans les produits or il faut, au contraire, soutenir ces petites productions qui faute de commandes, disparaitront, laissant la place à toujours plus de cultures intensives.

 

A noter que la deuxième huile végétale la plus utilisée dans le monde est l'huile de soja, qui elle aussi pose problème, du fait de la déforestation engendrée pour la cultiver. C'est également le cas pour le coton, une matière bien innocente qui a même déjà fait mourir une mer (d’Aral), mais les exemples sont malheureusement nombreux et les ravages s'intensifient chaque jour davantage. Et ne parlons pas du thé, drame écologique beaucoup plus important encore, partout en Asie et en Afrique on rase des forêts et on détruit des écosystèmes pour y planter intensivement des arbres à thé afin de satisfaire notre consommation de cette boisson très à la mode. Et pour revenir vers notre belle Alsace, toute la plaine ou presque est recouverte de maïs ou autres céréales génétiquement modifiées, cultures intensives également et destinées à l'alimentation des animaux, mais il y avait avant cela aussi un écosystème aujourd’hui disparu.

Ne vivons pas avec des œillères, ôtons-les ! Ne condamnons pas un produit en particulier, mais soucions-nous de la manière dont on les cultive tous.

Heureusement il y a aujourd’hui de nombreuses lueurs d'espoir avec l'éveil de nombreuses consciences. Mais ne baissons pas la garde.

savon à froid

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